Le château de Ternay et le compagnonnage
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiram_(ma%C3%A7on)]
Résumé historique du compagnonnage Dans le compagnonnage, il existe peu de documents, d'écrits, mais beaucoup d'actions. En effet, le compagnonnage est essentiellement une transmission de connaissances, toutes tournées vers la réalisation d'œuvres par la main de l'homme. Ces connaissances se transmettent uniquement par voie orale, hors écrits explicites, mais aussi par images st surtout des symboles visuels dont l'herméticité est voulue, en vertu d'un secret perpétué pour la sauvegarde des compagnons et de la pureté de la tradition. Il est permis de dévoiler certains aspects de cette tradition transmise par les anciens (les vieux) aux jeunes qui veulent entrer dans le compagnonnage et tout au long de leur apprentissage, de leur vie d'ouvrier, de leur progression sociale, de leur chemin vers une perfection désirée et jamais atteinte. La légende sur l'origine du compagnonnage Sur l'origine du compagnonnage on dit qu'elle remonte à la construction du premier temple du roi Salomon à Jérusalem. L'architecte HIRAM, qui était précédemment au service de la reine de Saba et instruit dans la science des constructeurs égyptiens, fut chargé de cette réalisation. Il aurai fait venir des ouvriers de tout le Proche Orient d'alors et devant la multiplicité des langues aurai instauré et utilisé, pour la compréhension mutuelle, des symboles, à l'instar des hiéroglyphes égyptiens. Il aurai organisé la main d'œuvre en corps de métiers, qui auraient employé, en plus des symboles généraux, d'autres symboles supplémentaires propres à chaque corps de métier.
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitruve]
[http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onard_de_Vinci]
Le Château de Ternay est réputé chez les compagnons Pour son architecture et ses techniques de construction Si le château de Ternay est renommé chez les compagnons, c'est d'abord par son architecture de styles différents dont l'ensemble forme un volume harmonieux, malgré sa diversité, c'est aussi par ses dimensions qui restent à l'échelle humaine, dans les proportions souhaitées par LÉONARD DE VINCI et recommandées par VITRUVE qui fait référence. Il est considéré comme l'un des plus beau ouvrage du Poitou, de l'Anjou et de la Touraine, chacune de ces provinces y participe dans sa composition, surtout l'Anjou. En bien des endroits, à bien des époques, les compagnons qui ont travaillé à Ternay ont laissé sur les pierres, des marques (au crayon ou gravées au poinçon) qui restent très énigmatiques pour les non initiés.
Marque de compagnon dans le donjon
En ce qui concerne le triptyque de Ternay (XVI et XVIIem siècle) Pour aborder le Triptyque de Ternay il convient de parler du Compagnonnage dans les pays germaniques et notamment en Allemagne. Il existe un Compagnonnage au Danemark dont la base est formée par les "Charpentiers de Marine" très typé, à Elseneur. En ce qui concerne l'Allemagne, il existait depuis le Haut Moyen-Âge, dans chaque ville et dans toute l'étendue des pays germaniques, des guildes professionnelles rassemblant, dans chaque métiers du bâtiment ou exceptionnellement, de métiers manuels autres, les artisans de la ville. Bien entendu, ces "Guildes" se combattaient d'une ville à l'autre, la concurrence ne s'exerçant qu'au sein de chaque ville, et encore, sous l'autorité de la Guilde Communale.
A Hambourg, par exemple, il y avait la Guilde des Maurer, les maçons, celle des Zimmermann, les charpentiers, et même lorsque les villes étaient plus importantes, il existait plusieurs Guildes différentes, totalement rivales, se distinguant par leurs costumes : cravates noires, cravates bleues, cravates rouges, sans cravates, chapeau melon, haut de forme, "Charlotenbürger"chapeau des charpentiers de Hambourg. Ces costumes se sont perpétués, d'ailleurs, jusqu'à maintenant. Mais le temps passant ces luttes, rixes, combats parfois mortels, appauvrissaient les communautés et lassaient les clients et profanes. Par ailleurs des Guildes de villes différentes se regroupaient pour former des Rites aux règles communes: "Frère de Roland", "Blason" et bien d'autres. La cacophonie devenait extrême. Au 12ém siècle, la cathédrale de Strasbourg, édifiée au 9ém siècle, fut détruite par un incendie, elle avait été l'œuvre de l'évêque Werner. En 1275, elle n'avait été reconstruite qu'en partie, l'évêque de l'époque, Conrad de Lichtenberg confia à Erwin de Steinbach, Compagnon laïc "Maurer" allemand de Franconie, l'achèvement de l'édifice. C'est à cette époque que de nombreuses Guildes se trouvèrent obligées de collaborer. En 1452 l'édifice s'achevait et Dotzinger, l'architecte d'alors, songea à établir une fédération entre les diverses Guildes, devenues des Loges. Il leur donna un signe de reconnaissance et un mot de passe. Une assemblée générale de ces confréries se réunit en "Congrès" à Ratisbonne le 25 avril 1459 et un règlement général des "Frei - Maurer" fut voté, ce mot se traduit par "Franche Maçonnerie" ou "Maçons Libres". La première loge de Strasbourg : la Grande Loge fut ainsi constituée en "Haupthütte" vers 1300 et devint le siège, 150 ans après, de cette Franc-Maçonnerie, au sens littéral du mot. Il semble qu'elle se soit mise sous le patronage du maître de l'époque du 13ém siècle : Erwin de Steinbach et nous en arrivons au Triptyque de Ternay. Nous avons vu que dans le compagnonnage la Tradition était primordiale et que les connaissances ne se transmettaient qu'oralement mais il y a quand même, de temps en temps, des oeuvres graphiques hermétiques, formant des relais dans la transmission orale de ces connaissances. Le Triptyque de Ternay est un de ces relais. Il rappelle d'une façon très résumée et symbolique, l'avènement de cette naissance de la fédération des Loges et sa continuation évolutive, le pivot de cette fédération étant les "Méres"des loges, les membres de celles-ci, les métiers exercés et quelques événement marquants de cette évolution. C'est certainement un peintre-imagier ou un maçon-sculpteur qui est, en partie, l'auteur de ces représentations symboliques. Le triptyque est un livre qui se lit, comme les Compagnons lisent les cathédrales et églises romanes et gothiques : de l'origine de l'Église Chrétienne Romaine. Jusqu'au 14ém siècle les clairs de cette église étaient la partie sommitale de la "Connaissance Humaine", mêlant philosophie, théologie, médecine, sciences cognitives et enseignant disciples et "oeuvriers", avec une foi religieuse, dont la base était la Bible, l'Ancien Testament et les Évangiles. Le Compagnonnage a gardé jusqu'à nos jour cette empreinte, en sous-jacence de son mouvement. Personne ne sait aujourd'hui comment ce triptyque est arrivé jusqu'au château de Ternay ni à quelle époque mais il est indéniable qu'il est d'une valeur inestimable sur le plan historique, il est un livre d'histoire sociale énorme et incomparable. Pour sa lecture, les non initiés se trouvent comme Champollion devant les hiéroglyphes sans la Pierre de Rosette.
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[http://fr.wikipedia.org/wiki/Agricol_Perdiguier]
Les deux corps de métiers initiaux et principaux auraient été d'abord les Tailleurs de Pierre et ensuite les Charpentiers. Chacun de ces deux corps comportaient en leur sein d'autres métiers, exerçant à leur profit à l'achèvement de la construction des trois temples successifs. Les ouvriers se seraient dispersé sur l'étendue du monde connu à leur époque et transmis leurs connaissances de la même façon : Ceci est la légende. A l'appui de cette légende les compagnons donnent pour preuves la connaissance d'une géométrie particulière appelée le TRAIT, enseignée uniquement dans le compagnonnage et qui est celle employée par les égyptiens aux époques pharaoniques pour leurs constructions : temples, tombaux, pyramides. Cette mathématique et mécanique est découverte peu à peu par les archéologues et les techniciens modernes sous le regard narquois des compagnons "initiés". En effet, la mission franco-égyptienne au Caire, ne pouvant reconstituer certains ouvrages à Karnak et à Louxor (anciennement Thèbes) avec les restes des ruines, identifiés comme tels, malgré leur reconnaissance dans leur emplacement supposé, a fait appel à 25 compagnons Tailleurs de Pierre des Devoirs, qui se sont installés sur les sites pour plusieurs années encore. L'histoire du compagnonnage Pour un historien seul les documents peuvent attester la réalité d'un fait. Le plus ancien connu est une gravure d'une authenticité certaine datant du 16ém siècle, actuellement à la Bibliothèque Nationale à Paris. On y voit des ouvriers Tailleurs de Pierre et Charpentiers, à genoux devant un personnage noble, leurs outils disposés au sol dans un arrangement symbolique indubitable. En outre, des procès verbaux de polices divers faisant état de rixes, combats et désordres dans des estaminets tenus par des femmes désignées comme "Mères" dans les textes. Ces procès verbaux s'étalent du 15ém au 19ém siècle pour des fait semblables, aux Archives Nationales. Historiquement, on connaît un compagnonnage dont la première dénomination a été "Le Saint Devoir du Dieu d'Israël", en France. Y succéda "Le Saint Devoir de Dieu" ou l'Église Catholique Romaine, tient un rôle important participant à toutes les fêtes patronales Compagnonniques. Suivit un Compagnonnage appelé simplement "Compagnons du Devoir". Au 18ém siècle, des "Compagnons Anglais Francs Maçons" venus à la cour de Louis XV, tentaient de se réunir avec ces "Compagnons du Devoir"; sans succès, car leur recrutement totalement différent, par leur nature plus intellectuelle que manuelle, ne convenait pas aux "Compagnons du Devoir" Au début du 19ém siècle, un schisme interne se révéla publiquement, alors que depuis très longtemps, il existait en France : naquit alors un "Devoir de Liberté", formé de Tailleurs de Pierre et de Charpentiers, ou l'Église, sans être reniée ou exclue, n'avait plus la primauté. Les rixes, qui jusqu'alors se limitaient entre corps de métiers différents, se compliquèrent par le choc supplémentaire de deux rites antagonistes. Un Compagnon du "Devoir de Liberté" AGRICOLE PERDIGUIER, alors député, eut alors le désir de réunir les deux rites en un seul, qui prit la dénomination de "Compagnons du Tour de France des Devoirs Unis". Mais tous les "Compagnons du Devoir" et du "Devoir de Liberté" ne furent pas séduits par cette idée, et actuellement, en 2004, il existe trois rites Compagnonniques : "l'Association Ouvrière des Anciens Compagnons du Devoir" "la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment" "les Compagnons du Devoir Unis" Ces trois rites ne se combattent pas, se réunissent au cours de Manifestations Nationales, mais ont une existence et une activité personnelle.
Le triptyque du château de Ternay
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